Je m’en tirais pourtant bien comme j’aime me faire croire. Après mon arrivée hier soir, j’étais content d’entrer chez moi sans cette boule qui me noue la gorge plus souvent qu’autrement. J’étais content parce que tous les objectifs fixés avaient été atteints et aussi parce que j’ai continué à te rajouter des boulons sur les roues de ta vie.
Ça prends des fois qu’un haussement de ton après une connerie pour que ça fonctionne. Des fois plus. Je me contente de lever le ton. Faut croire qu’avec moi ça fonctionne…
Tu m’appelles ce soir. Un appel assez inusité parce que le lundi tu m’appelles jamais. Tu nages. Ta fais la piscine buissonière aujourd’hui. Tu m’as dis que t’avais dis à ta maman que t’étais trop fatiguée. Je peux comprendre. Tu m’as aussi dit que t’était “l’amie responsable” cette semaine. Et que personne voulait t’écouter. Qu’ils allaient plutôt voir la responsable de ton groupe. Tu m’as aussi dit que t’avais aussi été injustement accusée d’avoir craché au visage de deux de tes amis à l’école. Un des deux qui a menti. L’autre qui a probablement mélangé cracher et postillonner. Ça doit pas être évident avec les deux dents du bas qui nous manque à la tronche. Les mots sortent avec toutes les effluves gustatives qu’on y porte par l’entrée de garage qui fait de la place aux dents de toute la vie.
Ta mère cependant quand je lui ai parlé m’a tenu tout autre discours.
Ta mère t’as entendu cracher au visage de ta soeur un peu plus tôt. Quand je l’ai su, me suis mis à bouillir. Bouillir d’incompréhension et de honte.
Je peux pas comprendre que tu me mentes de la sorte ma fille. Mais ça, ça doit être mon empreinte génétique qui t’as suivi. J’espère seulement que t’auras ton réveil avant le miens.
J’ai eu aussi honte parce que t’arrivais de chez moi. D’un week-end où t’as été visiter ta chambre seulement parce que tu ne voulais pas dire un beau Bonjour comme toi seul sait le faire à ta Grand-Maman-Manon.
À partir de là, on voit du premier coup d’oeil que j’ai pas le beau rôle. Me le fait même dire à mots couverts à grands coups de c’est toujours comme ça quand elle revient de chez toi. Malgré tous mes efforts, j’ai l’impression d’échouer à distance.
T’es pas encore en âge de tout lire ce qui ce passe ici. Un jour on le fera toi et moi. Un jour, si t’as pas trop changé, je te ferai lire ce billet au lieu de celui-ci, celui-là et même lui.
Parce que t’envoyer dans ta chambre en punition, par téléphone un lundi… Je trouve ça vraiment poche pour le moral
Que je vous vois montrer des Crocs
Posté par Drew le 14 avril, 2008
Faut qu’ils ferment l’usine de production au Québec!
Pourquoi? Pour shipper ça au Mexique et au Viet-Nam.
Je regarde ça aller pis ça me mets en beau crisse.
Tu moyen de boycotter le tout maintenant? Si j’ai réponse favorable, je décrisse en vidéo les bottes de pluie Crocs fraichement arrivées hier gracieuseté du paternel et de sa blonde sur Youtube. Vous me direz de quelle façon le faire
Pour plus de détails: http://www.radio-canada.ca/regions/Quebec/2008/04/14/010-crocs-usine-fermeture-quebec_n.shtml
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