La belle et le bête

et leur quart de douzaine d'enfants. Le tout sans fromage

Y’a de ces jours…

Posted by Drew sur 27 avril, 2008

Ce matin je me lève, en même temps que la Co-Princesse-en-Chef-Ophélie entreprends sa tout-à-fait-sublime interprétation de l’opéra Carmen de Bizet en faisant une Maria Callas d’elle même bien au creux de son siège.

Je m’installe derrière le PC avec mon café, cherchant quoi j’allais vous entretenir. Moral à plat, questionnement, je trouve rien.

Y’a quelque chose qui cloche assurément, le Web regorge de trucs. Mais en vain…

Je reçois un appel, la blonde a mon père qui me demande si je peux aider à déménager les trucs de ma soeur… Hein… Quoi???

Pour vous mettre en contexte y’a ceci <——–

Pour mieux comprendre, faut savoir aussi qu’il y a un mois, dû à un conflit de caractère avec se mère, elle prenait ses cliques et ses claques pour aller demeurer chez son père. À deux heures de Montréal.

Excellent me suis dit, les deux sont passés par le même chemin cahoteux de la vie. Celui qui fait prendre compte de bien des choses avec le temps. Ils vont se comprendre, jaser et même se pardonner.

J’suis naïf des fois. J’suis porté à imaginer que le film va bien se terminer quand au contraire, va y’avoir une suite…

Un mois après leur co-habitation, ma soeur n’en pouvant plus de se faire dire quoi faire (tout comme avec sa mère et même un peu avec moi) quitte pour s’en aller en appart. Raide net et sec. Mais là ça prends du monde… Ça prends des bras pour tout déménager le lot qui est entreposé… Des bras un dimanche, y’en a pas gros. Surtout quand il fait beau. J’ai dit oui.

J’ai dit oui parce que même si je ne la comprends pas des fois, je l’aime.

Me suis fait demander si j’avais toujours autant confiance en elle pour son rôle de marraine qu’elle va jouer pour le reste de sa vie face à Ophélie. J’ai répondu qu’il ne faut rien regretter.

Je regrette toujours pas. Mais je suis déçu de son attitude. Déçu et inquiet. J’ai hâte qu’elle se rende compte que des fois souvent dans la vie, faut écouter ce que les gens ont à nous donner comme conseil. Par la suite faut filtrer et conserver les conseils venant de ceux qui nous aiment de cet amour qui donne signification à bien des gestes anodins.

Je sais qu’elle lit par ici, j’espère qu’elle va lire ceci aussi. J’espère de tout coeur que ça va fouetter son orgueil qui est pratiquement autant démesuré que le miens. Parce que je suis très bien placé pour savoir à quel point ça fait allumer se faire dire les bons mots au bon moment.

Le bon moment par contre, pour ce sujet, y’en a pas. je n’attendrai pas au 11 mai pour tout te dire. Pour te dire qu’il est temps que t’allumes. Pour te dire que de retourner en thérapie ne serait pas une si mauvaise idée que ça. Je peux rien forcer, seulement te faire allumer que malgré tes deux mois d’abstinence, t’as besoin de plus d’aide que ça. T’as besoin de te faire ramener les deux pieds sur terre et de te faire montrer que t’es comme tout le monde. Pas au-dessus d’eux.

Aussi, faut j’te dises que de dire à ton père qu’il aurait du baiser avec un condom s’il avait pas avoir voulu d’enfant. Ben c’était complètement stupide et irréfléchi de ta part. Car tout ça s’est répercuté chez ta mère. Mais ça… tu le sais et tu dois t’en contre-ficher…

On se voit le 10 tiens!

En bref c’était le pourquoi de mon incapacité à vous lancer de quoi de comique aujourd’hui.

Je me reprends demain tiens 😉

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18 Réponses to “Y’a de ces jours…”

  1. Armand said

    Cher Drew,
    Ah, ces histoires de rancœurs et de rancunes.
    Comme les vendettas de clans dans le sud de l’Italie (mais en petit, car une famille canadienne sera toujours plus petite et plus discrète qu’un village d’Italie) où chacun est pris à témoin et doit choisir son camp, même s’il ne comprend rien à l’histoire…
    Quand ces « honneurs » bafoués ont été mis sur la place publique, certains en arrivent même à assassiner lâchement en se croyant des héros et des justiciers.
    Même les carabiniers et juges ne parviennent pas toujours à calmer le jeu, les ergastules étant toujours en nombre insuffisant pour contenter tout le monde! 😦
    Quel est le crétin qui avait dit autrefois: « Aimez-vous les uns les autres »?
    Amitiés
    P.S. Je n’ai rien compris à ton article et n’aime pas devoir prendre parti à des causes qui doivent normalement se résoudre au lit et en privé de préférence!

  2. Y-man said

    des fois seulement la façon dont on dit une chose influence aussi
    C’est certain que je ne connais pas toutes l’histoire mais est-ce qu’il y a quelqu’un qui lui a demandé pourquoi elle se sent comme ça ta soeur, est-ce quelqu’un lui a demandé ce qu’elle s’attend vraiment de vous et qu’est ce qu’elle veut faire en retour.
    Peut-être qu’elle s’attendait seulement à ce que quelqu’un lui tienne la main sans se faire dire quoi faire

  3. Jenfi said

    ah, les histoires de famille… on connait: on en sort, alors… en tout cas, j’espère qu’elle se rend compte qu’elle a de la chance d’avoir un frère, et surtout un comme toi… sacré gaillard !

  4. alcolo said

    Cher Drew… notre première étape dit « Nous avons admis que nous étions impuissants devant l’alcool, que nous avions perdu la maîtrise de notre vie »… Le réaliser peut demander beaucoup, beaucoup de temps. C’est souvent pire encore pour ceux qui nous entourent qui mettent beaucoup de temps à réaliser qu’ils n’ont aucune maîtrise sur notre vie et qu’ils sont impuissants devant notre propre consommation d’alcool.

    Le seul pouvoir que tu avais, c’est de refuser d’y aller, l’autre que tu as remarques, c’est d’y aller, mais en cessant cet espoir un peu drôle de pouvoir y changer quoique ce soit… désolé du reality check, c’est fait avec toute l’amitié que tu nous connais cependant!

  5. Malika said

    Je trouve que tu fais preuve de beaucoup d’amour fraternel… Plusieurs seraient plus virulents que toi dans leurs propos à son endroit. Pour ce qui est de sa réflexion à son père, je me permets de citer Mauriac:

    «Les espérances de nos enfants ! Pour les cueillir, ils doivent nous passer sur le corps.»
    – Extrait de Le noeud de vipères –

  6. Mandoline said

    C’est vrai qu’on a cette tendance à se croire au dessus des autres quand on croit pouvoir changer ce qui va de travers… Ca doit être pour ca qu’on à la faculté de voir cette lacune dans la vie d’autrui, mais c’est vachement pas facile ! Le travail d’une vie…

    Un sage a dit dans des termes qqpeu différents de ceux-ci, excusez ma mémoire :  »Il faut plus d’amour pour laisser quelqu’un s’enfoncer dans le mauvais chemin qu’il n’en faut pour le forcer à rester sur le droit chemin… »

    J’espère que tu comprendras que, comme Y-man a dit, parfois on a seulement besoin qu’UNE SEULE PERSONNE se la ferme et qu’elle nous prenne par la main le temps qu’le tout cesse de tourner, le temps qu’on s’replace, le temps qu’on y voit plus clair… Sinon on fuit, comme si les autres étaient la peste, les agresseurs et les fautifs de notre raison d’agir d’la sorte…

    J’ai été des 2 côtés, d’une certaine facon, à vouloir que maman réagisse, qu’elle se prenne en main, pour finir par aller de l’autre côté sur le banc des révoltés… À me demander quand ca serait la journée où chacun aurait pas son avis et LA facon de faire copier-coller d’sa vie à la mienne… Mener sa vie c’est parfois un peu comme baiser, suffit pas d’savoir où est l’trou pour savoir comment l’enligner…

    Ouais… Des fois on a seulement besoin d’un ami, qui sait dire qu’il en sait rien… Juste être là, le temps qu’le temps passe et qu’il, sans trop qu’on sache pourquoi, panse les blessures et nous permette à nouveau de parler et d’aimer 😉

  7. Drew said

    Armand, c’est pas vraiment une histoire pour prendre partie ou quoique ce soit. Une évacuation de mon trop plein d’émotions et d’inquiétudes par contre… Le reste c’est entre ses mains à elle seulement.

    Y-man, même pas une question de donnant-donnant ce truc. Je sais que je peux rien faire sauf de la conseiller, probablement ce que ses parents ont oublié dans le procédé..

    Jenfi, merci beaucoup. Je crois qu’elle s’en rends compte aussi. Moi je suis spectateur dans tout ça, je ne peux que lui dire des choses qu’elle fait qu’elle ne devrait pas. Un peu comme toi devant une partie de Rugby et que l’arbitre fait une mauvaise décision. On chiale, on émet notre opinion mais on peut rien changer au cours de la partie. (À part créer une émeute et ça, j’veux l’éviter)

    Alcolo, j’ai compris beaucoup de choses au fil de nos conversations entourant les problèmes de ma soeur. Tu vois, je sais que je ne peux rien y changer. Je l’accepte non sans douleur mais je l’accepte. Ne rien pouvoir changer ne signifie pas de se la fermer par contre… Comme Y-man le dit, faut juste éviter le chemin du : »Fais-ci Fais-ça » pour simplement trouver les mots appropriés 😉 Je te dois encore un gros merci mec! xoxo

  8. Drew said

    Malika, merci. Criante de vérité cette citation de Mauriac. Très appréciée 🙂

    Mandoline, je me retrouve effectivement très bien dans ce que Y-man dit. Le processus dans lequel ma soeur est présentement, est quelque chose de bien défini et documenté. C’est un pattern que bien des gens, ayant le même problème qu’elle, empruntent tout au long de leur combat d’une vie. Ma main est toujours tendue pour ma soeur et le sera toujours, avec la même force et la même confiance en elle. Mais ne pas montrer mon désaccord face à certains de ses gestes, certaines de ses paroles serait hypocrite de ma part.

  9. La vie n’est pas (et loin même) d’être toujours comique, alors que tu parles de tout cela est juste normal, et ça rajoute à l’aspect humain de ta personne, aussi virtuel sois-tu!

    J’espère que tout iras pour le mieux…. xox

  10. lusciousloba said

    Tu vois Drew, t’écris pas que des niaiseries… 😉

    T’es pas responsable de ses choix, t’as pas de pouvoir sur eux non plus. Tu peux juste faire ce que tu fais, être là.

  11. Drew said

    Mon p’tit toi, j’aime me la rendre comique… je serais d’un de ces maussades sinon 😉

    La Louve, la plupart du temps, après ça… j’en ai pour deux semaines à déblatérer 😀

    Attachez votre tuque!!!

  12. la véro said

    Pas facile de vivre avec un sentiment d’impuissance… face à l’emprise de l’alcool. Moi je suis pas une bonne conseillère de ce côté-là, tu sais. J’ai perdu la bataille contre ce liquide, alors… mais je pense que tout dépend de la personnalité de celle ou celui qui boit. Et ta soeur, elle t’a toi. Donc ça, c’est énorme.
    Bon courage Drew.
    Bisous

  13. Juliette said

    Vivre et laisser vivre… je pense que la Fêlée pourrait t’

  14. Juliette said

    pourrait t’en jaser aussi… on a tous un chemin cahoteux parfois certains ont plus de garnotte que d’autres dans les souliers.

    Parfois aimer c’est souffrant. D’où l’importance d’apprendre à aimer « comme du monde »

  15. Drew said

    Juliette, en fait de chemin cahoteux, j’ai vécu mon lot. Me suis fendu les pieds sur la garnotte la plus coupante. J’suis tombé dans des trous d’émotions qui rendaient ma route encore plus pénible. J’ai appris aussi en chemin qu’il faut être deux pour aimer. Et présentement, ma soeur est dans cet apprentissage à son tour.

    Véro, merci pour ces bon mots xoxo

  16. Juliette said

    il faut être deux pour aimer… parfois pas toujours.. C’est joli comme bout de phrase.

  17. lusciousloba said

    Avant d’être deux pour aimer, faut s’aimer soi-même…

  18. Drew said

    La Louve, bien évidemment! Comme je disais, c’est ce qu’elle apprends 😉

    Juliette, encore plus jolie avec ce que t’as rajouté!

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